autour du cou
un collier de vipères
m'étrangle
avec le sourire
les vipères sifflotent
profitant de la vie
et me soufflent
leurs bonnes intentions
"mais alice
si tu as besoin d'écrire
écris
je ne vois vraiment pas pourquoi tu te prends la tête"
je tranche de la vipère
et je m'en fais des perles
muettes
pour faire naître
même un texte
il faut un congé maternité
ressentir le lien
rêvasser en tendresse
je veux dire
ce n'est pas comme
une pause cigarette
ou une soirée déguisée
ce n'est pas un trou dans le temps
que l'on peut s'accorder
pour décompresser
il ne suffit pas de débloquer du temps
il faut le dominer
que les pensées ne s'arrêtent pas
ne se heurtent plus à ce mur
les vipères me brûlent les muqueuses
taisez-vous
salopes
j'ai un mémoire à rédiger
avant de pouvoir m'écrire.
lundi 17 novembre 2008
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