dimanche 16 mars 2008

zéro pourcent

- J’ai le souffle en pâte feuilletée, les aspirations au bout du rouleau.
- (d)étend-toi. Qu’est-ce qui t’alourdit ?
- Le vide incolore.
- Ankylosée de douleur ?
- Non. C’est l’étoffe cellophane du silence.
- La peau de tes angoisses devient ridée, ses pores vieillissent plus vite que toi.
- J’ai les peurs rajeunies.
- Tu te réveilles encore l’ennui ?
- Je voudrais m’ébruiter, mais le silence ne répond pas.
- Dans tes pensées a-vallées, tes mots semblent tomber sans résonner.
- Je mets en veilleuse mon rythme cardiaque.
- A quoi sombres-tu ?
- Mes respirations sans échos.
- Et tu (te) poursuis.
- Je voudrais dormir.
- Tuer tes insomnies ?
- Les trancher, jusqu'à ce que l'imprévisible m’éveille.
- Vivre, c’est te surprendre ?
- En points de suspension.
- Et malgré tout, je ne te souhaite pas de découvrir la recette de l'autosuffisance.

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